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Jean-Marc Lalonde estime que les contribuables devront absorber la majorité des coûts du projet, évalués à près de 35 millions de dollars.
« C’est injuste que tous les contribuables aient à payer pour ces travaux compte tenu qu’ils ont déjà payé leur part pour l’usine. Les coûts devraient être payés par les développeurs et donc, par extension, par les nouveaux usagers », s’insurge-t-il.
La Ville de Hawkesbury est la seule municipalité de la région de Prescott-Russell qui n’exige pas de frais de développement à des promoteurs.
Les travaux de réaménagement ont pour but premier de rendre l’usine conforme aux normes provinciales. Rappelons que la Ville avait dû payer une amende de 12 500 $ l’an dernier pour ses excès de rejets dans la rivière des Outaouais alors que le problème persiste toujours. L’autre objectif du projet est d’agrandir les capacités de l’usine pour répondre à la croissance démographique des 20 prochaines années.
En février dernier, le gouvernement fédéral a remis 2,6 millions $ aux élus de Hawkesbury.
De son côté, M. Lalonde laisse entendre que l’octroi de fonds du gouvernement de l’Ontario pourrait tarder à venir. À son avis, des subventions sont rarement remises aux municipalités qui détiennent une dette considérable, une capacité d’emprunt minime ou un taux élevé à ses taxes municipales. Hawkesbury est aux prises avec ces trois réalités.
« J’ai hâte de leur parler devant les caméras de la télévision. Je veux avoir un débat à la Ville. Je ne peux pas dire à la municipalité ce qu’elle doit faire, mais je peux leur dire ce que je pense », lance M. Lalonde.
Le gouvernement ontarien a construit l’usine en 1971 avant de transférer sa responsabilité en 1994. Selon la mairesse Jeanne Charlebois, la ville a reçu « quelque chose de cassé. »
Ainsi, les élus de Hawkesbury espèrent que la province désignera l’usine de traitement des eaux usées comme un cas exceptionnel afin d’obtenir des fonds pour son amélioration. Une demande de financement a été présentée pour limiter le fardeau fiscal des contribuables.
Selon l’ingénieur Rick Eamon du Groupe Thompson-Rosemount, embauché par la Ville pour évaluer l’ampleur des travaux de réfection, le gouvernement ontarien a déjà versé des subventions couvrant 90 % des coûts par le passé, sauf que les cas sont plutôt rares.
Le Droit