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La rivière des Outaouais doit être mieux protégée

Charles Thériault, Le Droit - Friday, March 21, 2008

PAUL DEWAR RÉCLAME UNE INTERVENTION DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL

Paul Dewar réclame une intervention du gouvernement fédéral pour mieux protéger la rivière des Outaouais.

Le député néo-démocrate d’Ottawa-Centre, accompagné de la Sentinelle de la rivière des Outaouais, Meredith Brown, a lancé un plan d’action pour protéger la rivière. M. Dewar dénonce le fait que personne n’est vraiment responsable de la rivière des Outaouais. « Il y a le Comité de régularisation de la rivière des Outaouais mais celui-ci ne s’occupe que des niveaux d’eau. Il est là pour prévenir les inondations et s’assurer qu’il y a de l’eau dans les barrages et pour alimenter les systèmes d’aqueduc de la région de Montréal mais il ne s’occupe pas de la santé de la rivière », a déclaré M. Dewar.

La Sentinelle de la rivière des Outaouais, Meredith Brown, croit, elle aussi, que la rivière a besoin d’être mieux protégée. « Il nous faut un organisme qui aurait une approche globale. Il n’existe aucune étude écologique de la rivière et les deux provinces ont des réglementations différentes », a souligné Mme Brown.

Le député d’Ottawa-Centre croit qu’il faut aussi donner plus de moyens financiers aux Villes de Gatineau et Ottawa afin que leurs usines d’épuration des eaux usées soient plus efficaces. Trop souvent, ces usines rejettent des eaux souillées directement dans la rivière (sans traitement) parce qu’un gros orage fait déborder les conduites d’égout. M. Dewar croit aussi que les municipalités doivent être plus sévères et interdire le développement domiciliaire au bord de la rivière. La construction dans la bande riveraine est interdite au Québec mais peu de municipalités prennent cette norme au sérieux et des quartiers complets sont même construits en pleine zone inondable.

Paul Dewar propose également une réglementation plus sévère des rejets des neuf compagnies papetières installées le long de la rivière des Outaouais. Il veut aussi que les barrages existants soient modifiés afin de comprendre des passes favorisant la migration des poissons. De telles passes existent sur les rivières à saumon en Gaspésie et sur la Côte-Nord.

Le plan du député néo-démocrate s’attaque aussi aux effets de l’épandage des engrais et pesticides sur les terres agricoles. Il préconise l’agriculture biologique et l’aménagement de zones tampons végétales entre les terres agricoles et la rivière des Outaouais ainsi que ses affluents.

Le Droit
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