Accessibility and Access Keys [0]
Le maire d’Ottawa n’a pas l’intention de fermer le dossier mystérieux de la plage de l’île Petrie dont les eaux ont été massivement contaminées par des matières fécales à l’été 2006.
Larry O’Brien se dit préoccupé par la situation et veut surtout savoir pourquoi la source de pollution – connue depuis le début par des employés municipaux – a mis deux ans à se rendre aux oreilles du conseil municipal.
“Je veux aller au bout de cette affaire et je suis préoccupé par la situation, indique le maire O’Brien. Je pense que la Ville est en droit d’obtenir des réponses aux questions.”
Le maire juge cependant prématuré de dire si les réponses mèneront à des congédiements ou des sanctions. Le directeur municipal, Kent Kirkpatrick, mis au courant de la situation jeudi dernier, tentera de faire la lumière aujourd’hui à ce sujet.
Depuis deux ans, le conseil municipal et Santé publique Ottawa se préoccupent de la qualité de l’eau de la plage de l’île Petrie et tentent de comprendre pourquoi la baignade a été interdite durant 45 jours en 2006.
Les conseillers de l’Est de la Ville ont appris, la semaine dernière seulement que depuis tout ce temps, des employés municipaux connaissaient une partie de la réponse. L’information a même été transmise au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario dès le début, mais jamais aux élus municipaux.
Un problème technique survenu dans le système d’égout mixte datant des années 1960, traitant les eaux pluviales et celles sanitaires, est à l’origine du problème. En raison des importantes précipitations cette année-là, la vanne de trop-plein Keefer, située près de la résidence du premier ministre sur la promenade Sussex, est restée bloquée en position ouverte durant près de deux semaines.
Résultat : les eaux usées ont été refoulées dans la rivière des Outaouais du 31 juillet au 15 août 2006, alors que normalement cela aurait dû être le cas uniquement durant la période de pluie.
L’équivalent de 960 000 mètres cubes de matières fécales ont été déversées dans la rivière, alors que le maximum aurait dû être de 200 000 mètres cubes.
Le Droit