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Les bernaches du Canada se font toujours attendre au parc national de Plaisance. Habituellement, elles sont 30 000 à venir s’installer dans les baies de la rivière Outaouais à la fin du mois de mars. Cette année, l’hiver qui se prolonge retarde leur venue.
La glace recouvre encore la rivière des Outaouais, ce qui fait que les outardes ne peuvent pas s’alimenter sur les terres situées à proximité du parc.
« Il faut que les baies, les rivières soient exemptes de glace. Ça leur permet de passer la nuit, parce que les bernaches passent la nuit sur l’eau à l’abri des prédateurs », explique le biologiste Jean-François Houle.
Avant de se diriger vers le nord en grand nombre, les outardes envoient des éclaireurs qui viennent s’assurer qu’elles auront de l’eau et de la nourriture dans les champs pour survivre.
Même si les bernaches se font attendre pour le moment, elles pourraient être de retour au cours des prochains jours avec la fonte des neiges et de la glace.
Le reportage de René Petit