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Les résidants du chemin du Fer-à-Cheval devront payer pour avoir accès à de l’eau potable, a prévenu le maire Marc Bureau.
Cette rue riveraine demeure un des deux seuls secteurs de la ville où les résidants s’approvisionnent encore à même la rivière des Outaouais. D’anciens chalets et des résidences de luxe s’y côtoient sur près de 5 km.
Avant d’être raccordés à l’aqueduc municipal, les propriétaires devraient se prononcer majoritairement en faveur par le biais d’un sondage, a précisé le maire. “C’est ce qu’on a fait dans le secteur de la zone blanche”, a-t-il rappelé.
Le maire pense que la facture du raccordement pourrait être allégée grâce au nouveau programme Chantiers Canada.
De nombreux représentants de l’Association des résidants du Fer-à-Cheval étaient présents à la séance du conseil municipal hier soir, dans le secteur Masson-Angers.
Une société moderne se doit, selon eux, de fournir l’eau potable à tous ses résidants. Après tout, les contribuables de Masson-Angers paient des taxes comme tout le monde, a dit sa présidente, Ginette Lemay.
Un résidant du Fer-à-Cheval s’est levé pour s’opposer au raccordement. Une déclaration qui lui a valu d’essuyer des huées.
“Je suis contre ce projet-là, a dit André Pelchat. Mes taxes ont augmenté de 62 % depuis la fusion, malgré les promesses de baisses de taxes. Le raccordement de notre secteur au réseau d’aqueduc coûterait une fortune et ferait encore plus augmenter mes taxes. Je n’ai pas besoin de l’eau potable de la ville, j’en achète au magasin et j’ai déjà un système de filtration.”
pduquette@ledroit.com
Le Droit