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Le maire d’Ottawa, Larry O’Brien, et le conseiller, Bob Monette ont chacun remis un chèque de 50 000 $ à deux organismes de sauvegarde de la rivière des Outaouais, soit les Amis de l’île Petrie et Sentinelle Outaouais, hier matin.
Ce 100 000 $ provient d’une promesse faite par la Ville lors de la divulgation de la sentence pour le déversement d’eaux usées dans la rivière des Outaouais. À cet effet, la Ville avait mentionné qu’elle octroierait ce montant d’argent pour appuyer les efforts de sensibilisation et pour continuer d’améliorer le bien-être écologique de la rivière des Outaouais.
Vendredi dernier, la Ville d’Ottawa avait été condamnée à payer une amende de 562 500 $ pour avoir déversé 960 000 m cubes d’eaux usées dans la rivière des Outaouais en août 2006, et ce sans en avoir averti la province.
Cette amende comprend 30 000 $ pour les 12 jours qu’ont duré le déversement, 90 000 $ pour ne pas en avoir averti les autorités gouvernementales de l’Ontario ainsi que 112 500 $ en suramende que le gouvernement ontarien prévoit réinvestir dans des programmes d’aide aux victimes d’actes criminels.
Selon la directrice de l’engagement communautaire à Sentinelle Outaouais, Delphine Hasle, ce geste montre les bonnes intentions de la Ville pour la préservation de la ressource d’eau.
«Cette donation montre que la rivière devient importante même si elle a été souvent oubliée par le passé», soutient-elle.
Mme Hasle avance que l’organisme est quand même satisfait de la sentence accordée par le ministère de l’Environnement de l’Ontario à Ottawa puisqu’elle servira probablement d’exemple aux autres municipalités ainsi qu’aux autres provinces.
«C’est certain qu’elle aurait plus être beaucoup plus sévère, mais nous sommes persuadés que ça va faire réfléchir les gens», souligne la porte-parole de Sentinelle Outaouais.
Au terme de la loi, Ottawa pouvait verser jusqu’à 78 millions $ en amende pour avoir posé ce geste. Un bris mécanique est à l’origine du déversement dans la rivière des Outaouais.
Ce n’est que deux ans plus tard que le gouvernement ontarien a été mis au fait de l’incident.
La Ville était la première municipalité ontarienne à se voir imposer une telle sanction en vertu de la nouvelle loi sur la protection de l’eau adoptée suite au scandale de Walkerton. (K.R.)
ExpressOttawa.ca