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Très peu de gens se sont présentés, hier soir à Gatineau, à la première rencontre d’une deuxième ronde de consultations publiques sur le choix du site où sera érigé le prochain pont ou tunnel interprovincial entre Ottawa et Gatineau.
Pourtant, de conclure les études préliminaires de l’entreprise Roche-NCE pour le compte de la Commission de la capitale nationale (CCN), le problème de la congestion sur les ponts interprovinciaux touche des milliers d’automobilistes à chaque jour. Dans chaque direction, une moyenne d’environ 12 000 véhicules – dont 3450 camions – circulent à toutes les heures sur les cinq ponts déjà existants. Leur capacité, essentiellement la même depuis 40 ans, est de 20 000 véhicules à l’heure. Aux périodes de pointe, le taux de saturation des structures actuelles atteint 95 %.
Dix corridors
La première phase de l’Étude d’évaluation environnementale des futures liaisons interprovinciales, l’an dernier, a permis d’identifier dix corridors où un éventuel pont ou tunnel pourrait être érigé.
Pour l’instant, le site de l’île Kettle demeure le plus prisé des élus de l’extrémité est d’Ottawa, qui souhaitent la construction d’un pont à l’est du centre-ville, mais qui ne veulent pas qu’on l’érige à l’île Lower Duck, au bout du chemin Tenth Line, à l’île Pétrie ou sur l’axe Cumberland-Masson.
L’ingénieur civil Raynald Ledoux admet que le site de l’île Kettle possède un certain “ascendant politique”. Mais il serait prématuré, pense-t-il, de juger qu’il s’agit du meilleur emplacement sans attendre la fin des consultations.
“Il n’existe aucune situation parfaite, mais nous devons trouver un compromis agréable. Même là, nous aurons encore des problèmes à résoudre”, explique M. Ledoux.
Par exemple, il n’existe aucun des sites à l’étude qui ne menace pas un habitat naturel de poissons dans la rivière des Outaouais.
Troisième ronde
D’ici l’automne, M. Ledoux sera en mesure de classer, par ordre de faisabilité, les dix sites qu’il a étudiés.
Ses conclusions seront alors rendues publiques lors d’une troisième ronde de consultations, obligatoire en vertu des lois du ministère de l’Environnement de l’Ontario.
M. Ledoux est d’avis que la population se manifestera davantage à mesure que le projet se développera. Dans le cadre de cette deuxième ronde de consultations, d’autres rencontres auront lieu ce soir et le 19 février à Gatineau ; puis les 20, 21 et 25 février du côté d’Ottawa.
Le Droit