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Après une longue attente, trop longue au goût du maire et des groupes d’environnementalistes, Gatineau a annoncé, hier, le début des travaux devant mener, dans un an, à la politique environnementale de la ville.
Le tout débutera par quatre séances de consultations publiques qui auront lieu du 15 au 18 octobre prochain. La Commission consultative sur l’environnement et le développement durable visitera aussi certaines écoles secondaires afin de prendre le pouls de la génération qui aura à vivre avec les conséquences des gestes posés aujourd’hui.
Une politique provisoire doit ensuite être présentée à la population qui aura à nouveau, en mai prochain, la chance de faire connaître son opinion sur le sujet. Tout ça doit mener à l’adoption de la politique environnementale par le conseil municipal en septembre 2008 et la mise en œuvre de la politique en janvier 2009.
La consultation qui s’amorcera dans moins d’un mois prendra la forme d’ateliers de discussions sur différents thèmes, soit l’eau, l’air, le sol, la qualité de vie, la biodiversité, l’énergie et les matières résiduelles.
« Nous voulons obtenir l’opinion des gens sur ces thèmes, nous voulons savoir comment les citoyens voient l’avenir de la Ville à travers ces thèmes », explique le président de la commission consultative, Patrice Martin.
Citant un sondage qui sera présenté lors des consultations publiques, le maire de Gatineau, Marc Bureau, précise que 98 % des citoyens estiment qu’ils ont un rôle à jouer dans la protection de l’environnement et que 75 % des gens savent ce qu’il faut faire pour y arriver.
Catherine Marchand, directrice du service d’urbanisme et du développement durable, affirme que la politique environnementale permettra à la Ville de créer de nouveaux règlements municipaux pour protéger l’environnement et d’en resserrer d’autres déjà en place.
“Cette politique permettra de donner une cohésion à l’ensemble des petits gestes environnementaux que l’on pose et permettra des actions concrètes et cohérentes, affirme M. Martin. Quoi que l’on fasse, la volonté de protéger l’environnement sera toujours là quand viendra le temps de prendre des décisions.”
Mme Marchand précise que la Ville n’est qu’un des acteurs à avoir un impact sur la qualité de l’environnement. “La Ville a des pouvoirs, elle peut adopter des règlements, elle peut changer ses façons de faire, mais les citoyens ont aussi un rôle à jouer parce qu’ils auront des comportements à changer, explique-t-elle. Il y aura un prix à payer pour contribuer à l’amélioration de l’environnement et ces consultations publiques vont nous permettre de connaître ce que les gens sont prêts à consentir comme efforts.”
Comme l’interdiction du tabac
Patrice Martin estime que le dossier de l’environnement a des similitudes avec celui de l’interdiction du tabac dans les lieux publics. “Il y a des sujets comme ceux-là qui font l’objet de débats pendant longtemps et à un moment donné, collectivement, les gens sont prêts à aller de l’avant, à vouloir en faire plus et à exiger plus.”
Afin d’obtenir l’opinion du plus grand nombre de citoyens possible, la Ville met aussi une ligne téléphonique à la disposition des gens qui ne veulent pas participer aux consultations publiques. Il sera possible de donner son avis sur les thèmes proposés par la Ville en téléphonant au 819-243-2345 poste VERT (8378). Il est aussi possible d’envoyer un courriel à villeverte@gatineau.ca d’ici le 9 novembre prochain.
Le Droit