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La Ville d’Ottawa n’a aucun pouvoir dans le choix des corridors qui seront examinés par les firmes Roche et NCE pour la construction d’un éventuel pont au-dessus de la rivière des Outaouais.
Cet avis légal a été émis, hier après-midi, par le service du contentieux de la municipalité d’Ottawa, moins de 24 heures après qu’un groupe de cinq conseillers a été en mesure de faire adopter, par le comité des transports, des résolutions qui recommandent l’érection d’une telle infrastructure à l’île Kettle, tout en rejetant de l’étude tous les corridors dans l’ouest du centre-ville et celui de l’île Pétrie.
“Si ces résolutions sont adoptées au conseil municipal la semaine prochaine, elles seront perçues comme de simples recommandations par la firme de consultants”, a expliqué Michael Fitzpatrick, porte-parole de la ville d’Ottawa.
“Le gouvernement fédéral, par l’entremise de la Commission de la capitale nationale (CCN), les provinces du Québec et de l’Ontario sont les trois bailleurs de fonds de cette étude et ce sont ces trois intervenants qui sont en mesure de changer le mandat de l’étude. La Ville ne finance pas cette étude, et n’a donc aucun pouvoir.”
Un porte-parole de Transports Québec, Michel Marcotte, a qualifié la manoeuvre des élus de “cas particulier” à gérer.
“Ce n’était pas prévu qu’un tel événement survienne si rapidement, ajoute M. Marcotte. Si le conseil d’Ottawa décide la semaine prochaine de bannir tous ces corridors, le comité de direction de l’étude devra considérer cette requête pour préciser le mandat de l’étude, comme elle devra prendre en considération tous les commentaires reçus de la population lors de la première phase de la consultation publique.”
Ce comité de direction de l’étude est formé d’un représentant des villes d’Ottawa et de Gatineau, ainsi que des gouvernements du Québec, de l’Ontario et de la CCN.
Le conseiller Jacques Legendre – qui s’oppose à tout pont à l’île Kettle – se doutait qu’une éventuelle décision du conseil sur le choix des corridors n’aurait pas d’impact sur la poursuite immédiate de l’étude. Il a malgré tout qualifié “d’impolis et d’incorrects” les gestes de ses collègues à la tête de ce coup fumant mené au comité des transports.
Le Droit