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Un biologiste de Val-des-Monts ne croit pas aux méthodes douces

Le Droit - Tuesday, July 17, 2007

Les voeux pieux ne protégeront pas les lacs de Val-des-Monts des cyanobactéries.

Seul un moratoire sur la construction de chalets et le reboisement des rives peut permettre d’éviter la catastrophe, prétend un biologiste de Val des Monts, Jacques Lamarche.

M. Lamarche, qui vit à quelques centaines de mètres du lac Saint-Pierre, ne croit pas aux campagnes de sensibilisation du public que préconise le maire de Val-des-Monts, Marc Carrière, pour prévenir l’apparition d’algues bleues ou cyanobactéries.

“Il faut interdire toute nouvelle construction sur les lacs Saint-Pierre et Mac Gregor qui comptent déjà beaucoup de chalets et exiger des propriétaires un certificat de conformité aux nouvelles règles sur le reboisement des berges et sur les systèmes d’épuration. Il n’est plus temps de faire de l’éducation et de la sensibilisation parce que ça ne marche pas. Il est temps d’agir avant que nous ayons des cyanobactéries dans nos lacs”, affirme M. Lamarche.

Reboisement massif

En 1983, le biologiste maintenant établi à Val-des-Monts, a effectué une étude du lac Boivin situé en pleine ville de Granby.

Ce lac, qui est un élargissement de la rivière Yamaska (l’une des plus polluées au Québec), avait alors un taux de phosphore “énorme” et M. Lamarche avait recommandé un reboisement massif des berges. La ville a créé un parc et la qualité de l’eau du lac s’est grandement améliorée. Les cyanobactéries y sont toutefois réapparues en 2006.

“À Val-des-Monts, on laisse les gens se construire trop près des berges et on les laisse déboiser allégrement. Il faut imposer un moratoire sur la vente et l’achat de terrains riverains tant et aussi longtemps que des règles ne seront pas établies. Il faut préserver le caractère rural de Val-des-Monts et cesser de reproduire la ville à la campagne”, ajoute M. Lamarche.

Le Droit
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