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En ce Jour de la Terre, des médecins, des environnementalistes et des citoyens qui se disent inquiets demandent un moratoire sur l’exploration minière d’uranium dans la grande région d’Ottawa. Plusieurs projets ont fait surface au cours des dernières années, avec l’augmentation de la demande et la hausse des prix sur le marché.
Selon les opposants, les risques sur la santé humaine et sur l’environnement pèsent plus lourd dans la balance que l’énergie qu’on espère tirer de cette exploitation.
Depuis quelques années, le prix de l’uranium a grimpé de façon fulgurante grâce à la forte demande mondiale, ce qui rend maintenant plus intéressants pour les investisseurs certains projets miniers à faible concentration. C’est ce qui se passe au sud de la capitale et dans la région de l’Outaouais.
La faible concentration d’uranium risque d’engendrer davantage de problèmes de santé et de problèmes environnementaux en raison de la production d’une plus grande quantité de déchets, selon Michael Dworkind, de l’organisme Médecins pour la survie mondiale.
Des municipalités pour un moratoire
Le Dr Dworkind n’est pas le seul à plaider pour un moratoire sur les projets d’exploration d’uranium dans le bassin de la rivière des Outaouais. Le comté de Lanark, au sud d’Ottawa, et les Villes d’Ottawa et de Kingston ont adopté des résolutions en ce sens. En Outaouais, les municipalités de La Pêche et de Chelsea ont rejeté l’exploration d’uranium.
Toutefois, la décision revient aux gouvernements provinciaux pour l’exploration et au gouvernement fédéral pour l’exploitation minière.
Queen’s Park n’a pas l’intention d’imposer un moratoire sur l’exploration minière d’uranium. Pour ce qui est des besoins en énergie nucléaire, la province assure qu’ils resteront les mêmes pour les 20 prochaines années. Pour ce faire, il faudra cependant réparer les réacteurs vieillissants et en construire deux nouveaux.
Le reportage de Stéphane Leclerc